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Note d'Arte

Stranieri alla Casina del Pincio - cronaca di Roma L'Epoca - 21 de Febbraio 19 La domenica A.F.

Dei due scultori brasiliani, Brecheret e Silva, il primo ha piu grazia, il sieco do maggior vigore: entrambi con notevoli resuitat di espressione e con amorosa descrizione della fora. Il Brecheret, fa pensare ai nostro Selva, e certi suoi favori nel quali la natura umana appare lu primitiva. Una medaglia Centenarlo brasiliano ricorda anche di piu le influenze ante-belliche della Scesione viennese, da cui derivô Mestrovich, e poi al ro dopo di lui.

 

Le Temps - La Vie Artistique. Paris, 31 Out., 1923. Recortes M. de A. I.E.B. - USP.

 

Le Salon D'Automne: un coup d'oeil d'ensemble.

Fidèle au programme que s'était tracé, en le fondant, son président Frantz-Jourdain, le Salon d'automne est resté le plus varié, le plus vivant de nos Salons. En architecture, en sculpture, en peinture, les nouveautés y pleuvent. Elles ne son pas toutes à retenir. car l'esprit de recherche, de nos jours, abolit la plupart du temps le sens critique, mais il en est beaucoup d'ingénieuses et les plus malvenues tracent des pistes qui se transformeront, sous un effort plus lucide, en grandes routes. Toutes méritent donc egalement d'être considerées avec une réelle sympathie, et, en particulier, l'essai de rénovation d'architecture urbaine auquel s'est dévoué Marcel Temporal, Ce jeune artiste riche d'idées, plein d' ardeur, est convaincu que l'avenir est aux peuples qui donneront satisfaction, les premiers, à tous les besoins éveillés dans le cerveau de l'homme moderne par le développement de l'électricité et de la mécanique, automobile, aviation, T.S.F. Il est persuadé que non seulement les grands villes, mais les moindres bourgades en revêtiront une face tout nouvelle et que l'architecture privée, elle aussi, en subira les effets. Il a eu l'ambition, et le courage, de prendre l'initiative du mouvement. Il a groupé autour de lui quantité d'activités agissantes et de forces jeunes. Il les avait aiguillées, l'an passé, sur le décor des boutiques de grand luxe et sur l'architecture funéraire; il les a dirigées, cette année, sur l'architecture des parcs, des grands hôtelleries de province et des grands restaurants de Paris et d'aîlleurs. De là lui est venue la pensée de cette exposition d'art culinaire dont quelques ironistes, à l'avance, ont fait des gorges chaudes, et dont le succès n'en est pas moins certain Trente-sept journées consécutives y seront consacrées à la réalisation, sous l'oeil des visiteurs, des vieilles recettes de la bonne cuisine française, appliquées à nos meilleurs produits régionaux. A partir du 2 novembre, tous les gourmets de Paris, à l'heure du déjeuner, seront invités à venir déguster tantôt les poulardes du Mans, tantôt celles de la Bresse, le cassoulet de Castelnaudary, ou les pâtés d'alouettes de Chartres et de Pithiviers, les quenelles de Lyon et les merles de Corse, ou les foies gras de Périgeux et de Strasbourg parfumés aux truffes du Périgord, etc., etc.; et, comme les organisateurs de cette petite fête gastronomique ont tenu, dans un but de publicité, à ne faire aucun bénéfice, il est superflu de dire qu'il n'y aura jamais de table bgcolor="#FFFFFF" libre au buffet. Ce sera l'occasion, pour tous les critiques d'art, de suivre l'exemple de leur confrère Vanderpyl, qui entretient les lecteurs du Petit Parisien tour à tour, et avec la même verve juteuse, d'art plastique et de cuisine. Ils n'auront pas tous la même érudition, ni les mêmes dons naturels, mais leur style, embaumé de gousses d'ail, fleuri de bouquets de persil, relevé d'un soupçon de muscade ou de girofle, y gagnera incontestable bgcolor="#FFFFFF"ment en saveur. C'est au premier étage du palais que se déroulera cette manifestation d'un genre inédit dans une exposition réservée aux seuls peintres, sculpteurs, architectes et créateurs des arts appliqués. Au rez-de-chaussée, dans la vaste rotonde qui prend jour sur l'avenue Victor-Emmanuel-III, un décor de parc se dressera. Il n'en existe, à l'heure où j'écris, que le cadre architectural et sculptural: caisses de fleurs dont les larges faces carrées, d'une hauters de deux mètres, et qui porteront des bouquets géantes de chrysanthèmes, sont meublées de bas reliefs synthétiques représentant les vingt-quatre heures du jour; lampadaires de six à huit mètres de haut, dont le sommet portera de grands fanaux électriques; colonne centrale en béton surmoritée d'un admirable vautour en bronze noir, de Pompon. Pour conduire à la seconde partie de l'exposition d'art urbain - façades d'hôtelleries et de boutiques, - organisée sur le terre-plein d'où s'élancent les, degrés qui conduisent au premier étage, un départ d'escalier en forme de muraille escalade les six ou huit marches qui mènent de l'escalier au terre-plein. Il est orné d'une composition religieuse où trois figures de saintes femmes mêlent leurs larmes à celles d'une Mater Dolorosa sur les genoux de laquelle repose le corps inanimé de son fils. Je ne veux pas ici discuter l'opportunité de cette conception. Il est trop évident qu'un motif religieux, quel qu'il soit, est en opposition absolue avec l'idée d'un décor de parc à laquelle s'était soumis le sculpteur. Mais ce que je tiens à relever, c'est la nouveauté d'une recherche où l'artiste S’est ingénié à ne donner d'autre épaisseur aux figures que celle de la muraille. Les saintes femmes debout, la Vierge assise, le Christ mort ne dépassent pas l'aplomb du bloc de maçonnerie qu'ils surmontent et dont Ils constituent l'unique ornement. Le moyen âge avait connu de ces hardiesses. Il les avait même pratiquées couramment, jugeant avec raison q'une sculpture exécutée pour un emplacement déterminé dans un ensemble architectural a pour devoir absolu de se soumettre à cette architecture et d'en respecter scrupuleusement les lignes. Ajoutons que, l'idée admise, il n'y a qu'à louer le sculpteur pour l'adresse avec laquelle il a su ordonner son ensemble, pour le sentiment dont il l'a empreint et pour l'habileté technique déployée. L'artiste a signé son oeuvre du nom inconnu de Brécheret. Ce nom est d'autant plus à retenir qu'il est celui d'un jeune et que cette Pietà parait-il, est un premier début. Pour mieux accuser l'idée de parc, Temporal revêtira de gazon, la veille de l'ouverture, le sol mosaîqué de la rotonde. Deux allées en croix, pratiquées dans le gazon, permettront aux visiteurs de gagner les escaliers de droit et de gauche. Adossées au mur de la rotonde, entre les caisses de fleurs, des fontaines compléteront l'effet décoratif, et les lampadaires prendront place dans le gazon en face des fontaines. Pour achever l'illusion et donner la sensation de fuite indispensable, un décor sera planté, dans l'axe de l'entrée, sous la voûte qui donne accès aux écuries du palais, et devant ce décor sera placé un monument en l'honneur de Debussy.

Gazette des Beaux Arts - Decembre 1924